La première raison, sans détour, est économique et démographique. Les métiers du soin et de l’accompagnement (aide-soignant, infirmier, auxiliaire de puériculture, accompagnant éducatif et social, etc.) sont confrontés à une tension historique et durable. Selon la Dares, les métiers d’infirmier et d’aide-soignant feront partie des dix premiers postes à pourvoir à l’horizon 2030, avec des centaines de milliers de remplacements à anticiper, tant pour répondre au vieillissement de la population qu’aux nombreux départs à la retraite (Dares, projections 2022-2030).
Les chiffres sont parlants : en 2022, selon Pôle emploi, près de 88 000 offres étaient non pourvues sur les postes d’aide-soignant, et plus de 120 000 sur l’ensemble des métiers du sanitaire et social. La tendance n’est pas près de s’inverser.
Face à ce déficit, l’État a défini les métiers du soin comme des secteurs stratégiques pour la Nation. Cela se traduit, de façon concrète, par une priorité dans la mobilisation des dispositifs de financement :
L’enjeu est simple : il s’agit de sécuriser les embauches, d’attirer durablement de nouveaux profils, et de limiter au maximum les situations de rupture de soins ou de service.
S’engager dans une formation vers les métiers du soin mène à une réalité rare : le taux d’emploi six mois après la sortie d’école ou de formation est supérieur à 80 % pour la majorité de ces métiers (Pôle emploi, Baromètre Emploi 2023). C’est l’un des rares secteurs où la quasi-certitude d’être recruté existe encore, à condition de réussir sa formation et d’obtenir la certification.
Cette attractivité, couplée au besoin, explique la préférence affichée pour ce type de parcours lors de l’examen des dossiers de financement :
Les financeurs cherchent à maximiser l’impact de leurs investissements, et donc à privilégier les projets offrant de réelles garanties d’insertion professionnelle.
La spécificité des métiers du soin impose des parcours adaptés :
Les Régions, en lien avec France Travail, ont développé des partenariats avec les instituts de formation et les employeurs pour fluidifier les recrutements et raccourcir les délais d’entrée en formation.
Opter pour le secteur du soin, c’est souvent faire le choix d’un métier de sens, mais c’est aussi répondre à un besoin vital pour la société. Cette adéquation entre intérêt général et projet individuel explique pourquoi les projets de reconversion vers ces métiers rencontrent une écoute particulière de la part des prescripteurs et des financeurs.
Quelques points marquants :
| Métiers | Niveau de formation | Perspectives d'emploi |
|---|---|---|
| Aide-soignant(e) | Diplôme d'État (DEAS) | Très forte |
| Infirmier(ère) | Diplôme d'État (IDE) | Forte |
| AES (accompagnant éducatif et social) | Diplôme d'État (DEAES) | Forte |
| Aide médico-psychologique | Diplôme d'État | Bonne |
| Auxiliaire de puériculture | Diplôme d'État (DEAP) | Forte |
La liste n’est pas exhaustive. Tous ces métiers correspondent à des besoins immédiats et durables, dans des structures variées (public, privé, domicile, associatif, etc.).
Cette priorité ne doit pas masquer certaines réalités :
Des ruptures de parcours existent : le taux d’abandon en cours de formation dans certains instituts peut atteindre 15 à 20 % (source : Drees).
Enfin, la reconnaissance salariale reste un frein, même après les revalorisations récentes (Ségur de la santé). Il est donc essentiel d’aborder la reconversion dans une logique réaliste.
Pour maximiser ses chances, quelques conseils :
N’hésitez pas à croiser les sources, à solliciter des retours d’expérience, et à préparer minutieusement chaque étape. Un projet cohérent, argumenté et réaliste reste le meilleur atout pour obtenir un financement prioritaire – et réussir sa reconversion.
D’emblée, clarifions ce qu’implique une formation affichant d’excellentes notes ou avis :
On parle de « formation finançable » lorsque le parcours respecte des critères précis :
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